Avec : Anne Baudoux, Julien Lacroix, Mourad Musset, Claire-Monique Scherer, Claude Merlin , Yohann Pisiou ;
Composition sonore / Musiciens : Benjamin Colin / Frank Williams ;
Lumière : Bruno Brinas ;
Conseil chorégraphique : Marion Faure ;
Conseil scénographique : Marguerite Bordat ;
Organisation : Anne Baudoux ;
Production : Vita Nova, le studio théâtre de Vitry ; Coréalisation : Vita Nova – L’Échangeur à Bagnolet (du 6 au 22/01/2011) ;
Crédit photo : Hélène Bozzi ;
Avec le soutien de la fonderie au Mans.
Le texte a retenu l’attention de la commission Beaumarchais.
Écrit lors d’une lors d’une résidence à l’école Paul Éluard de Bagneux.
Sous le préau de l’école, il a croisé des amis d’enfance, écouté des parents, des enfants, des institutrices. Dialogues ordinaires au milieu d’une immensité jamais inactive. Exploration du monde de l’enfance. Inventaire de "petits" problèmes, ceux de chacun, hésitant, s’approchant ou s’éloignant de la vérité, avec la crainte des uns et l’espérance des autres ; "petits" problèmes auxquels on ne prête pas attention, où se trouvent la subtilité de la haine, du mépris et de l’amour des hommes.
Le chemin qui mène à l’école fait école. La route est de plus en plus longue pour s’y rendre. L’adolescence s’approche et s’installe dans les terrains vagues, halls et caves d’immeubles de la cité du Couvercle.
Le corps de l’enfant change et l’amour reste caché dans les toilettes.
Libellule, au pied du mur, s’initie au contact d’autres "qui ne sont pas" : magiciens, criquets, dealer se prenant pour Al Pacino surveillés par un flic qui voudrait mettre au lit tous les enfants traînant dehors le soir.
Libellule a 17 ans, il fait des bêtises. Sa mère, femme de service épuisée par la hauteur des murs à lessiver, et sa jeune sœur aux longs cheveux ensorcelés le mettent à la porte. Il dort dans une cave et touche de ses mains les limites de ce qui fait un homme. Ses nuits sont d’incessants cauchemars orchestrés par son double et le spectre de Loula, une jeune fille morte d’overdose. Il tente de regagner le cœur de ses proches et l’appartement familial. Choquée par le destin sordide des enfants du Couvercle, sa mère prend la fuite dans ses rêves, les pieds chaussés de nouvelles bottes. Il trouve du travail et enfile la cote bleue du jardinier.


